21.01.2012
Quod licet Jovi non licet bovi.
C’est incontestable : avoir fait une maturité de latin est un précieux avantage à bien des points de vue. Mais aussi pour la capacité d’énoncer en quelques mots de grandes vérités. Notre petit professeur de latin nous l’avait bien dit : « vous verrez plus tard ! Je vous fais apprendre par cœur des dictons, des sentences, brefs, des alexandrins que vous ressortirez plus tard avec grand plaisir, quand les situations s’y prêteront. » Il avait raison !
(même ou surtout quand, sans changer le rythme, on changeait le sens : ut desint virgines, tamen est laudare voluptas, au lieu de ut desint vires, tamen est laudare voluntas. Je ne vais traduire que le second : Là où les forces manquent, il faut tout de même louer la volonté).
Donc pour en revenir à mon titre : ce qui est permit à Jupiter, ne l’est pas au bœuf !
Notre ami Blocher, toujours lui, ce grand pourfendeur du secret bancaire, quand il le faut, il ne se gêne pas, si cela peut lui rapporter le bénéfice escompté. Il est Jupiter, même si les « documents » qui lui ont été transmis sont des papiers VOLÉS, MANIPULÉS. A la télévision, sans rougir, il déclare : « je n’ai rien divulgué, je n’ai été que le facteur entre Monsieur L. et la présidente de la confédération ».
Monsieur Helmut Hubacher, ancien président du PS, un grand politicien, dans un interview de cette semaine dans la Schweizer Illustrierte ne peut pas cacher son dégoût devant les agissements de l’UDC et de son président, agissements que Blocher condamnerait – je n’arrive pas à trouver de terme assez fort pour décrire la réaction qu’il aurait dans pareille situation, pour les « bœufs » ayant trahi les « valeurs suisses », tandis que lui, Jupiter, n’a rien fait de mal, n’a fait que son devoir de « citoyen suisse » !
Une chose que l’on ne peut pas lui reprocher, c’est d’agir lentement, après mûres réflexions, à la suisse quoi. Non ! Plus ça sent le pourri, plus il est agile.
F.Verrey
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10.01.2012
Confédération 1, Blocher 1
Réaction et complémentarité à l’article « Divise et règne » de F. Verrey.
Ce soir, Monsieur Blocher, tu jubiles. Tu tiens ta revanche sur la confédération, sur Eveline Widmer Schlumpf, sur les autres partis de Suisse qui n’ont pas soutenu l’UDC, qui t’ont trahi lors des précédentes élections fédérales…
Toute cette agitation politico-médiatique pour égaliser à un partout : l’UDC prend une monumentale baffe le 14 décembre, elle réplique, à peine un mois plus tard, (un hasard du calendrier ?) avec l’affaire Hildebrand pour rendre la monnaie de sa pièce au conseil fédéral, Eveline Widmer-Schlumpf en tête. Au milieu de cet échiquier, Monsieur Hildebrand, un pion pour une lutte entre partis, pour que tu puisses enfin soigner ton égo meurtri.
Le président de la BNS, un homme honnête qui a commis une erreur, qui clame sa bonne foi. Pourquoi son discours sonne-t-il si faux à tes oreilles, et donc aux oreilles de la presse alémanique qui se contente pourtant si souvent et si bien de tes boniments ? Toi, Blocher, qui justement n’aimes pas Monsieur Hildebrand, pourquoi cette haine ? Peut-être est-ce difficile d’apprécier quelqu’un qui a réussi aussi bien, voir mieux que toi, surtout si son parcours est honnête. Peut-être pas si honnête que ça, mais surement plus que le tient !
Ah mon cher Christophe, il est piquant de t’entendre déclarer si « politiquement correct » à la presse que Monsieur Hildebrand ne pouvait plus conserver son poste après tout cette affaire, alors que toi, après quatre ans de mensonges, de manipulations et de violations de la collégialité, ta réélection semblait juste, logique. Toi qui dénonçais un scandaleux complot après ton éviction du conseil fédéral alors que ton accession quatre ans plus tôt répondait « à la volonté du peuple ».
Il est tout aussi piquant d’ailleurs, d’apprendre que l’information qui condamne Monsieur Hildebrand provient d’une violation du secret banquaire, celui-là même que tu défends si ardamment, toi notre bon « Saint Christophe », pourfendeur de ceux qui veulent retirer son âme à notre chère bonne vieille Helvétie… Une fois encore, on constate que ces valeurs sont à coup sûr valables pour un discours électoral ou une campagne de votation, mais en aucun cas lorsqu’ils entrent en contradiction avec tes intérêts !
J’ajouterais pour ma part, qu’après la débâcle du 14 décembre dernier et sa cascade d’erreurs strtégiques la décence voudrait que l’on se retire humblement du monde politique. Ceci bien sûr est possible si l’on possède un égo proportionnel à ce que l’on a accompli. En tout cas, d’après les résultats des élections, cela semblerait correspondre à la volonté du peuple…
13:01 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Divise et règne.
Le champion de la mauvaise foi, le tribun de l'UDC, jubile ce soir: il a réussi son coup. L'honnête et correct Hildebrand donne sa démission pour ne pas nuire davantage à l'image de la Suisse. Il est l'heure de sortir les vieux cadavres du placard de Blocher et de les trainer sur la place publique, comme par exemple le fait que employé chez chimie EMS, il a déclaré que celle-ci se trouvait au bord de la faillite et qu'il connaissait quelqu'un intéressé à racheter l'entreprise, quelqu'un voulant rester anonyme. Ce quelqu'un c'était lui et avec cette manœuvre de malpropre il a obtenu l'entreprise pour un prix 3 à 4 fois moins important que sa valeur réelle. Et c'est sur un mensonge, peut-être le premier, mais pas le dernier, qu'il a construit son empire financier.
Ce « Monsieur propre » triomphe ce soir, le bras levé comme un vainqueur qui entre dans l'Arène après avoir attendu que le taureau soit vraiment bien mort pour ne pas risquer un coup de corne. Il a réussit son coup : faire vaciller les esprits en défaveur de ce grand Monsieur qu'est Hildebrand. Si seulement la roue tournait enfin et que c'était au tour de « l’empereur » Blocher de ramper comme un misérable qu'il est. Mais sans conteste et pour tous les citoyens qui ont les idées à peu près en place, celui qui nuit le plus et ceci depuis des années à l'image de la Suisse, tant dans le pays qu'à l'étranger, c'est Blocher et sa cohorte d'esprits malveillants et retors.
Monsieur Hildebrand, vous méritez notre respect le plus profond, pour votre courage, votre honnêteté et votre droiture. Bien des capitalistes de notre pays devraient prendre exemple sur vous. J'espère que votre avenir vous récompensera pour votre attitude actuelle pendant tout ce scandale médiatique instrumentalisé par notre EX-CONSEILLER fédéral qui n'aurait jamais dû en devenir un. J'espère que vous allez portez plainte pour diffamation et atteinte à votre intégrité, plainte contre Blocher et contre les médias qui ont sauvagement participé à votre éviction. Et j'espère que vous aller rebondir et nous prouver que grâce à la mauvaise foi de Blocher nous avons perdu pour la Suisse et nos relations internationales quelqu'un de hautement compétent et intègre.
Blocher se frotte les mains et fourbit déjà ses armes pour son prochain et ancien combat, les deux sont les mêmes, et pour lui Hildebrand n'est qu'une étape dans sa lutte: faire tomber Mme Widmer-Schlumpf. Car, il ne faut pas s'aveugler, Mme Widmer-Schlumpf est l'animal à abattre, c'est son élection au conseil fédéral et sa réélection actuelle qui à fait le plus "mal" à ce tribun pathologiquement narcissique qui réussit encore à magnétiser ses troupes, à les manipuler, de sorte que chacun dans chaque interview fait très attention à ne rien dire qui pourrait froisser « The Chief », de peur bien sûr que la vindicte de Narcisse se retourne contre lui.
Chacun a son talon d'Achille, Monsieur Blocher aussi.
F. Verrey
11:44 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

